Épisode: Réduire mes attentes

« Attendez le meilleur, prévoyez le pire, et préparez-vous à être surpris »

-Denis Waitley (conférencier américain)

Cette citation est tout à fait appropriée à ce que je ressens présentement en cette journée importante pour moi, celle que je ne devrais pas « attendre » depuis presque deux mois. Malgré tous mes efforts, je n’ai aucune idée de ce qui va se passer pour la suite de mon parcours.

Le sentiment de ne pas avoir le contrôle fait grimper mon anxiété et mon impatience envers les résultats qui doivent aller dans la direction que j’ai imaginés. Pourtant, j’ai un certain contrôle interne et c’est ce que je dois me raccrocher pour faire face à ce simple rendez-vous médical. J’attends une solution qui ne sera pas miraculeuse pour mettre fin à un combat contre la dépression. Je commence à vous parler de mon parcours, parce que maintenant, je m’en sens capable et un ami m’a encouragé à le faire. La phase de rétablissement, si j’y suis vraiment rendue, est longue et mes attentes sont irréalistes.

Il y a des choses que je ne peux pas changer. Je voudrais que ce soit rapide, sans toutes les limites du « système » et les effets secondaires. J’idéalise le traitement qui fera la différence et son accessibilité n’est pas acquise. Je crée donc un attachement au résultat, mais il faut tenir compte de la réalité qui est changeante selon ce qui sera décidé aujourd’hui. Tout (ou presque) est possible ; tout peut arriver.

Lorsque nous parlons d’attentes, il pourrait aussi s’agir de mes relations interpersonnelles. Autant en amitié qu’en amour, mes attentes sont hautes et disons-le irréalistes. Je demande beaucoup de l’autre et il s’agit d’un aspect de la dépendance affective. L’autre n’est jamais à la hauteur, et cela, sans jugement, car c’est la déformation que j’en fais en ne tenant pas compte de plusieurs raisons. Il y a les traits de personnalité, les valeurs, le passé, la disponibilité émotionnelle et j’en passe. J’ai dépensé beaucoup d’énergie, mais en fait ce n’était pas pour rien. J’ai partagé des courts moments de ma vie avec des hommes qui m’ont tous amené plus loin dans mon cheminement tout en me ramenant systématiquement au vide. Si vous voulez comprendre où j’en suis, sans que ce soit triste, je vous invite à bien écouter les paroles de la chanson de Lynda Lemay qui explique sa « plus belle déception » (Album : Les lettres rouges; 2002).

Le nombre élevé de mes attentes réduit mes chances ; à l’inverse de la loterie. Cela ne fait qu’augmenter mon malaise et les idées qui trottent dans ma tête en tourbillon sans fin. Rapidement et majoritairement : la déception, le chemin le plus direct vers la tristesse et celui que je vois souvent en premier lorsqu’une situation arrive et qu’il faut s’ajuster (ou encaisser).

Je dois apprendre à réduire mes attentes au minimum ou disons plus réalistement, de moitié au moins. Garder espoir et les transformer en source de motivation pour me pousser à aller plus loin vers le meilleur, mais pas vers l’impossible. Prendre du recul pour mieux analyser… tirer des leçons.

Surtout, comme une très bonne amie m’a dit : être bonne envers soi-même et ne pas être trop exigeante. Je vais donc attendre, lâcher prise comme je peux sur mes attentes…

Signature4

2 commentaires sur “Épisode: Réduire mes attentes

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